Centrale de Creys-Malville
Centrale de Creys-Malville
BP 63
38510 MORESTEL
Tél: 04.74.33.34.35

1 réacteurs RNR de 1300 MW 

Mise en route:
  - 1er unité de production en Janvier 1986

Centrale REP de Creys-Malville

La centrale Creys-Malville (SuperPhénix) est une centrale à Réacteur à Neutrons Rapides, refroidi au sodium. Elle se situe à 60 Km à l'est de lyon, et est implanté sur la commune de Creys-Mépieu dans l'Isère. Le site occupe une superficie de 40 hectares, et si situe sur la rive gauche du Rhône. Cette centrale est propriété de NERSA (société anonyme centrale nucléaire européenne à neutrons rapide). La NERSA a confié le fonctionnement des installations à EDF. 

L’histoire, du prototype:

  • La construction:
    • 1973    Premières acquisitions de terrains 
      1974    Décret du Premier Ministre autorisant la création de la NERSA. 
      1975-1976    Infrastructures et terrassements 
      1977    Décret d’autorisation ce création 
      1976-1984    Construction de la centrale 
      Octobre 1984    Mise du sodium dans le bloc réacteur
  • Exploitation de 1985 à 1996:
    • Juillet 1985    Chargement des éléments combustibles 
      Septembre 1985    Première divergence 
      Janvier 1986    Couplage au réseau électrique 
      Décembre 1986   Pleine puissance 
      Avril 1987    Incident du barillet - Arrêt de la centrale 
      Juin 1989    Pleine puissance 
      Juillet 1990    Incident de pollution du sodium primaire 
      29 Juin 1992    Le Premier Ministre subordonne le redémarrage de Creys-Malville à trois conditions préalables: 
        - la réalisation de travaux pour améliorer la maîtrise des feux de sodium -     fin des travaux en avril 1994 
        - le déroulement d’une enquête publique - 30.03 au 14.06.1993 
        - un rapport sur l’incinération des déchets radioactifs - remis le 17.12.1992
      11 Juillet 1994    Nouveau décret d’autorisation de création 
      4 Août 1994    Divergence du réacteur 
      Décembre 1995    Couplage au réseau électrique 
      Janvier à Décembre 1996    Fonctionnement, pendant 250 jours, aux différents niveaux de puissance     autorisés par l’Autorité de sûreté (30, 60 et 90 %) soit 3,5 milliards de kWh     produits. 
      24 Décembre 1996    Arrêt programmé pour: 
        - adapter le réacteur à ses nouvelles missions, 
        - contrôler les générateurs de vapeur, 
        - effectuer des opérations de maintenance (remplacement de filtres, etc...).
  La centrale est aujourd’hui arrêté, et en instance d’être demonter. Ce demantellement devra durée environ 50 ans. 

Une centrale RNR en bref:

  1.  Maîtrise du taux de régénération du plutonium

  2.  Pour une production équivlente d’éléctricité, trois modes de fonctionnement sont possibles. 
       - Surgénérateur: le réacteur produit plus de plutonium qu’il n’en cosomme, 
       - Convertisseur: le réacteur produit autant de plutonium qu’il en consomme 
       - Incinérateur: le réacteur consomme plus de plutonium qu’il n’en produit; il peut brüler le   plutonium de toute origine (civile ou militaire), et convertir les actinides (produits radioactifs   à vie très longue) en produits radioactifs à vie courte.
  3. Utilisation du sodium

  4. L’utilisation de neutrons rapides entraîne une dissipation d’énergie importante dans un faible volume.  Pour extraire et transporter la chaleur du coeur, les RNR utilisent un fluide caloporteur efficace ne  ralentissant pas les neutrons: un métal liquide, le sodium. Mais le sodium au contact de l’eau, ; et au contact de l’aire . 
     
  5. Grande inertie interne

  6. Dans cette filière, seuls les neutrons sont rapides. La grande inertie thermique de la chaudière à circuit  primaire, conduit à des variations lentes de température qui permettent aux opérateurs un large temps  de réflexion, même en situation perturbée. 
     
  7. Evacuation de la puissance résiduelle par convection naturelle

  8. La chaleur produite par les déchets radioactifs après l’arrêt du réacteur est évacuée sans utilisation de  pompe à sodium (thermosiphon). 
     
  9. Faibles rejets

  10. Les rejets thermiques sont environ 30% plus faibles que ceux des autres centrales nucléaires. Les rejets  solides, liquides et radioactifs sont pratiquement nuls. 
    D’autre part, l’exposition du personnel aux rayonnements est quasiment nulle grâce à la conception  intégré du réacteur (l’acces dans le batiment réacteur est possible même en fonctionnement).
Effectifs:
En novembre 1997, cette centrale avait un effectif de 710 personnes dont: 
  • 689 agents EDF (Electricité De France), France
  • 17 agents ENEL (Ente Nazionale per l’Energia Electrica), Italie
  • 4 agents SBK (Schnell Brüter Kernkraftwerkgesellschaft), Allemagne
La sûreté:
Quatre barrières de sûreté isolent les produits radioactifs de l'environnement 
  1. 1ère Barrière: gaine du combustible
  2. 2ème Barrière: cuve principale + dalle
  3. 3ème Barrière: cuve de sécurité + dôme
  4. 4ème Barrière: bâtiment du réacteur en béton armé
Les 3 fonctions de sûreté, en toutes circonstances (normal, ou accidentelle): 
  • Controler le reactivité
  • Evacuer l'énergie dégagée par le combustible
  • Confiner les produits radioactifs
Vous voulez en savoir plus sur cette centrale...
N'hésité pas à m'écrire il me reste pas mal de documents assez technique, je vous en ferais une copie ou je les metterais sur le site. 

 
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