Le 25 avril 1986, les opérateurs de la centrale de Tchernobyl veulent réaliser l'essai suivant: baisser la puissance, couper l'arrivée de vapeur sur la turbine et utiliser l'énergie cinétique de l'alternateur pour continuer pendant plusieurs dizaines de secondes à alimenter électriquement des pompes servant au refroidissement du réacteur.
Cet essai n'est pas réalisé dans les conditions prévues. A l'arrêt de la turbine, le réacteur n'est plus suffisamment contrôlé. Il n'est pas arrêté automatiquement par les sécurités qui ont été mises hors circuit par les opérateurs.
Le 26 avril 1986, à 1h23, une brusque augmentation de la puissance du réacteur de la tranche 4 conduit à la destruction du combustible. Ce dernier, de l'oxyde d'uranium très chaud, est mis en contact avec l'eau qui l'entoure, provoquant une explosion de vapeur. Cette explosion entraîne la rupture de toutes les tuyauteries de sortie de vapeur et soulève la dalle de béton situé au-dessus du réacteur. Une deuxième explosion est entendue quelques secondes plus tard dont les causes peuvent être multiples.
Des fragments du réacteur portés à haute température sont projetés par les explosions sur les toits des bâtiments environents, allumant une trentaine d'incendies. Ceux-ci sont tous maîtrisés trois heures et demie plus tard, et c'est parmi les pompiers que se trouve la quasi-totalité des victimes directes de l'accident. Le graphite du réacteur mis en contact avec l'air s'est enflammé.
En même temps, une partie des produits radioactifs accumulés
dans le réacteur est entrainée à plus de mille mètres
d'altitude. Le nuage radioactif devait ensuite survoler l'hémisphère
Nord et provoquer des contamination dans les autres pays. Ces contaminations
sont restées très limitées en valeur et sans conséquences
sanitaire significative, leur niveau variant d'un pays à l'autre
selon la distance, la direction des vents et les précipitations.
Les causes de l'accident
Les soviétiques ont recensé six erreurs humaines graves:
Cependant, un tel accident n'aurait pu avoir lieu s'il n'y avait eu
des causes plus profondes touchant notamment à la conception de
ce type de réacteur (RBMK).
La conférence de Vienne
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Au cours de la Conférence de Vienne, du 25 au 29 août 1986, devant des experts de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique, les soviétiques ont fourni des explications très précises sur la catastrophe de Tchernobyl. Le chef de la délégation soviétique, Valéry LEGASOV, a exposé dans le détail, à cette occasion, outre les principales caractéristiques du réacteur RBMK, les causes, le déroulement et les conséquences de l'accident. |