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1- Les conséquences
sanitaires:
Les doses reçues par la population:
Les doses n'ont pas été mesurées mais calculées
a posteriori; il faut donc tenir compte d'une marge d'incertitude. Néanmoins,
les valeurs fournies par diverses commisions internatioanles sont très
inférieures aux valeurs rapportées dans la presse.
Il ne faut pas confondre la dose reçue par l'ensemble de l'organisme
et celle reçue par le thyroïde. Quelques personnes (enfants
surtout) ont reçu des doses à la thyroïde élevèes
pouvant atteindre juqu'à 10 Sv (1000 rems).
Les doses "corps entier" reçues par les personnes déplacées
ont été liées à l'irradiation externe, à
partir des radionucléides atmosphériques à vie courte,
mais principalment à partir des dépôts de césium
134 et de césium 137.
Chez 90 000 personnes ukrainiennes évacuées de la zone
des 30 km, la dose moyen,neestimée est de 15mSv (1,5 rem) avec cependant
des variations importantes. Les 24 000 personnes évacuées
en Biélorussie pourraient avoir reçu des doses un peu plus
élevées car les vents dominants étaient orientés
vers le nord.
Les doses reçues par les liquidateurs:
On ignore les doses reçues mais il est probable que certaines
personnes ont reçu plusieurs centigrays ou même plusieurs
grays. Le risque d'apparition de cancers radioinduits pourrait donc être
plus élevé dans cette population des "liquidateurs" que dans
la population civile, mais pour l'instant, rien ne le montre.
Les cancers de la thyroïde chez
les adultes:
Une augmentation du cancer de la thyroïde d'un facteur 2 est rapportée
chez les adlutes en Biélorussie et en Ukraine, très inférieure
à ce qui est observé chez l'enfant.
Il est possible que cet excès de cancers de la thyroïde
de l'adulte soit une conséquence des fortes contaminations en iode
radioactif après l'accident mais seul un suivi atten,tif permettra
de conclure dans les anées à venir.
L'évolution future des cancers
de la thyroïde:
D'après les connaissances acquises sur le suivi des personnes
irradiées à Hiroshima et Nagasaki, ou sur les risque de cancers
de la thyroïde après irradiation médicale de la tête
et du cou pour d'autres pathologies, on s'attendait à une apparition
plus tardive des excès de cancers de la thyroïde.
L'augmentation 4 à 5 ans après l'accident s'explique par
le jeune âge des enfants. En effet, les jeunes enfants sont plus
sensibles à l'action cancérigène des radiations :
la thyroïde du sujet jeune reçoit une dose plus importante
de radiation que celle de l'adulte pour une même contamination. Mais
on peut aussi s'attendre à ce que l'augmentation se poursuivre selon
les schémas habituellement connus, touchant également des
adultes jeunes.
Les avortements:
D'après d'autres sources, un bon nombre de femmes des zones
évacuées n'ont pas subi d'avortement et ont accouché
d'enfants normaux.
Par contre, en Europe occidentale, il y a eu augmentation très
importante des interruptions volontaires de grossesse dans les mois ayant
suivi l'accident de Tchernobyl (de l'ordre de 100 000), totalement injusifiées.
Les risques de cancers et de leucémies:
On ne peut pas éliminer un risque de survenue de leucémie
ou de cancer (en plus des cancers de la thyroïde) dnas les années
à venir, principalement chez les "liquidateurs" qui ont reçu
des doses élevées. Pour les 250 000 survivants d'Hiroshima
et Nagasaki qui avaient reçu des doses plus élevées,
environ 800 cancers en excès ont été observés
au cours des 35 années ayant suivi l'explosion des bombes.
A Hiroshima et Nagasaki, comme dans toutes les populations irradiées
sur l'ensemble de l'organisme, l'augmentation de la fréquence des
cancers avait été précédée d'une augmentation
de la fréquence des leucémies. Or la majorité de celles-ci
apparaissent dans un delai inférieur à 10 ans après
l'irradiation.
Comme aucune augmentation de la fréquence des leucémies
n'a été constatée à Tchernobyl, il est peu
vraisemblable que survienne une augmentation de la fréquence des
autres cancers. Même s'il y en avait une, celle-ci serait vraisemblablement
très faible et difficile à mettre en évidence en raison
du nombre élevée de cancers apparaissant naturellement dans
une population, alors que comme le nombre des leucémies est cent
fois plus faible, une petite augmentation de ce nombre est plus aisée
à constater.
Le nombre de décès à
attendre de Tchernobyl:
On peut, de façon toute théorique, calculer le nombre
de décès par cancer excédentaire lié à
l'irradiation reçue, en admettant, ce qui est très peu vraisemblable
et qui n'a jamais été observé, que même une
dose minime est nocive. Dans ces conditions, on pourrait attendre de zéro
à 15 000 décès, dans les 70 ans à venir, chez
les 75 millions de Soviétiques d'Europe Centrale dont 15 à
18 millions devraient mourir de cancer "naturel".
2- Les conséquences
sur l'environnement:
La durée de la contamination
des sols:
Une contamination des sols par le césium 137 persistera pendant
de nombreuses années mais il est difficile d'en définir précisément
la durée.
Les risques de contamination à
partir des nappes phréatiques:
L'eau potable n'est pas actuellement un problème. Mais la contamination
des eaux souterraines est suceptible de poser un problème dans l'avenir.
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